Que pensez-vous de ceux qui n’ont pas le même système de pensée que vous ?

Question : Comme sont-ils considérés ? Ont-ils un statut particulier ?

Point de vue chrétien :

L’histoire est là pour témoigner des ravages des guerres de religions. L’enseignement de Jésus se résume à cette parole :

Matthieu 5.44 : 
“Mais moi, je vous dis : Aimez vos ennemis, bénissez ceux qui vous maudissent, faites du bien à ceux qui vous haïssent, et priez pour ceux qui vous maltraitent et qui vous persécutent.”

Le respect de l’autre est primordial pour le chrétien. L’Église a été dans l’erreur toutes les fois où elle a imposée l’évangile. Devenir chrétien ne s’impose pas, c’est un choix conscient et libre.

L’évangile nous invite à témoigner de notre foi et à partager la bonne nouvelle de Jésus-Christ.
Nous devons le faire en respectant les autres. Le dialogue et le partage sont utiles et nécessaires.
Les querelles de mots et les oppositions violentes ne servent pas la cause de l’évangile.

Y a t-il un guide, un modèle, un type essentiel ?

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Question : Qui est-il ? Quelle est sa nature ? Est-il vivant ou mort ?

Exemple dans le Christianisme :

Le modèle des chrétiens est Jésus, le fils de Dieu fait homme. L’incarnation est l’ultime révélation du Dieu trinitaire.
Jésus, Dieu homme, permet à l’humanité de rencontrer Dieu.

La vie, l’enseignement, les miracles, la mort et la résurrection de Jésus scellent le lien nouveau entre Dieu et les hommes. Jésus est le modèle par excellence pour les chrétiens. C’est lui qui les inspire en permanence.

« Moi, je suis le chemin, la vérité et la vie. Nul ne vient au Père que par moi ». Jean 14/6

A la différence des guides spirituels humains, Jésus le ressuscité est toujours présent auprès de ses disciples :

“Alors Jésus s’approcha d’eux et leur parla ainsi : J’ai reçu tout pouvoir dans le ciel et sur la terre : allez donc dans le monde entier, faites des disciples parmi tous les peuples, baptisez-les au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit et apprenez-leur à obéir à tout ce que je vous ai prescrit. Et voici : je suis moi-même avec vous chaque jour, jusqu’à la fin du monde”. Matthieu 28/18-20

Y a t-il un livre essentiel ?

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Question : Quel livre ? Quel usage en faites-vous ? Quelle place occupe-t-il ?

Pour le christianisme : La Bible

La Bible, révélation de Dieu, est le livre essentiel des chrétiens. L’Ancien Testament et le Nouveau Testament forment un ensemble cohérent et digne de foi. Elle fait référence en matière de foi, de morale et d’éthique. Elle est un guide indispensable.
Les chrétiens sont appelés à lire et à étudier la Bible. Plus que l’objet en papier, c’est le message contenu dans la Bible qui en fait toute la valeur. À l’heure de la révolution numérique, le support change, mais la pertinence de la révélation biblique demeure.

Un des plus anciens livres de l’humanité, qui continue aujourd’hui à être le plus traduit, le plus diffusé et le plus lu dans le monde.

D’où vient ce succès ? Et si la Bible contenait quelques réponses aux  » Pourquoi ?  » que se pose l’humanité…

LA BIBLE, un livre unique

La Bible fut longtemps le seul recueil littéraire bien identifié de la culture du Proche — Orient ancien. Elle est un témoin éminent de ces civilisations. La création de l’État d’Israël en 1948, les découvertes archéologiques de ces 50 dernières années, ainsi que les travaux des spécialistes ont totalement renouvelé l’intérêt de ces textes anciens. Aujourd’hui, nous pouvons beaucoup mieux situer les écrits bibliques dans le contexte historique, culturel et religieux qui les a vus naître.

La Bible : plus qu’un livre, c’est une histoire

On trouve dans la Bible de très nombreuses allusions aux différents peuples avec lesquels Israël était en relation. La Bible est l’une de nos premières sources d’information sur ces civilisations anciennes. L’archéologie est venue plus tard élargir et compléter ces connaissances.

La Bible : plus qu’un livre, c’est des textes

Dès l’origine, les hommes ont toujours communiqué les uns avec les autres. D’abord par le geste, puis par la parole, la musique et enfin par l’écriture. Ce sont les Phéniciens qui inventèrent le premier alphabet, ce peuple était voisin d’Israël. La Bible contient des textes qui font partie des plus anciens écrits de l’histoire du monde. Elle appartient au patrimoine culturel de l’humanité.

La Bible : plus qu’un livre, c’est une parole

La Bible affirme qu’elle a un message pour les hommes.

 » Tu aimeras le seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme et de toute ta force. Et voici le second commandement : tu aimeras ton prochain comme toi-même. Il n’y a pas de commandement plus grand que ces deux-là « . (Deutéronome 6.4-5, Lévitique 19.18, Marc 12.30-31)

Rédaction de la Bible : de Moïse à Saint Jean

La tradition biblique rapporte que Moïse, le libérateur d’Israël a conduit son peuple hors d’Égypte. Elle lui attribue également un rôle important dans la transmission de l’histoire des patriarches et des lois religieuses et sociales qui régissent la vie d’Israël. D’autres chroniqueurs ont retracé la vie d’Israël jusqu’à la fin de la période des rois : époque de conquêtes, d’hégémonie, puis de décadence qui se termine par la déportation à Babylone en 586 av. J.-C. De leur côté, les prophètes ne cessent de rappeler à l’ordre une nation qui oublie son Dieu. Textes puissants et vibrants d’hommes souvent persécutés : Esaïe, Jérémie, Ezéchiel… Groupés sous le nom d’écrits, se trouvent des textes qui comprennent des récits (Ruth), des prières (Psaumes), ou de la littérature sapientiale (Cantique des Cantiques, Proverbes…). C’est la Bible juive connue par les chrétiens sous le nom d’Ancien Testament.

L’appellation de Nouveau Testament s’applique au recueil des écrits qui expriment la foi des premiers chrétiens. Les quatre évangiles relatent la vie et l’influence de Jésus de Nazareth. S’y ajoutent, dans les Actes des Apôtres, le récit des débuts de l’Église et des progrès de la foi nouvelle. Les lettres des apôtres adressées le plus souvent à de jeunes Églises développent les fondements de la doctrine chrétienne.

Les versions modernes

Le souci des traducteurs est avant tout la fidélité au texte écrit dans les langues originales. Cependant la fidélité peut se comprendre de deux manières différentes :
Fidélité aux mots hébreux ou Grecs qui sont traduits par leur équivalent formel en français, c’est le cas de la version Darby ou de la version de Lausanne.
Fidélité au sens du texte qui est traduit par une expression équivalente en français même si elle s’éloigne de la traduction littérale, c’est le cas de la Bible en Français courant. Certaines traductions enfin se situent à mi-chemin, offrant ainsi un compromis pratique pour le lecteur moyen : c’est le cas de la Bible de Jérusalem, de la Traduction Œcuménique de la Bible (TOB) ou de la version Colombe.

Transmission de la Bible

Les manuscrits hébreux et grecs.
Les gardiens du texte hébreu ont d’abord été les scribes. Leur rôle était de recopier scrupuleusement les textes et d’en assurer l’interprétation. Au Moyen-Age, ce sont les Massorètes, des docteurs juifs, qui prennent le relais et qui fixent la vocalisation du texte. C’est à cette école et à ses successeurs que se rattache un des plus anciens manuscrits complets hébraïques : le manuscrit de Léningrad (1008 apr. J.-C.) Au fur et à mesure que l’Évangile (la Bonne Nouvelle) se répand, la Bible est traduite et recopiée à la main par les missionnaires chrétiens dans la langue courante de chaque peuple. Le texte grec du Nouveau Testament nous est transmis par les moines copistes dont la vocation est précisément la conservation de ces textes. La découverte à l’époque moderne de plusieurs codex (livres) des 4ème et 5ème siècles, ainsi que de nombreux fragments de papyrus, a permis de fortifier notre confiance dans la qualité du texte transmis.

Les versions modernes de la Bible

Le souci des traducteurs est avant tout la fidélité au texte écrit dans les langues originales. Cependant la fidélité peut se comprendre de deux manières différentes :
Fidélité aux mots hébreux ou grecs qui sont traduits par leur équivalent formel en français, c’est le cas de la version Darby ou de la version de Lausanne.
Fidélité au sens du texte qui est traduit par une expression équivalente en français même si elle s’éloigne de la traduction littérale, c’est le cas de la Bible en Français courant. Certaines traductions enfin se situent à mi-chemin, offrant ainsi un compromis pratique pour le lecteur moyen : c’est le cas de la Bible de Jérusalem, de la Traduction Œcuménique de la Bible (TOB) ou de la version Colombe.

Sources : site de l’Alliance Biblique Française : http://www.la-bible.net

La place de la morale : dimension morale de votre croyance.

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Question : Rapport au bien et au mal ? Quelles sont les normes pour les définir ? Comment définissez-vous le mal ? Quelle en est l’origine ?

Christianisme :

L’évangile ne se réduit pas à une morale. Il comporte une dimension morale correspondant au caractère de Dieu révélé dans la Bible.
 Le chrétien, né de nouveau est spirituellement capable de discerner ce qui est bien et mal.
 Les normes morales sont révélées dans la Bible. La conscience est éclairée par le Saint-Esprit.
Les contingences humaines existent toujours. La réalité spirituelle de la « chaire » est présente et se manifeste et le chrétien pèche encore.
 Le chrétien tend vers un état de sainteté sans prétendre l’achever ici bas.

Le bien et le mal

Les notions de bien et de mal renvoient immédiatement à la théologie. Il ne peut y avoir d’explication ou de définition du  mal sans la dimension théologique.

Le mal est une conséquence du péché de l’homme qui a choisi de suivre la voie du tentateur séducteur, Satan.

« Malheureux être humain que je suis ! Qui me délivrera de ce corps de mort ? J’en remercie Dieu, c’est possible par Jésus-Christ notre Seigneur. Ainsi donc, par mon intelligence, je suis esclave de la loi de Dieu, mais par ma nature propre je suis esclave de la loi du péché ». Romains 7/24-25


« Ne rendez à personne le mal pour le mal. Recherchez ce qui est bien devant tous les hommes.
Si cela est possible, dans la mesure où cela dépend de vous, soyez en paix avec tous les hommes.
Ne vous vengez pas vous-mêmes, bien-aimés, mais laissez agir la colère de Dieu, car il est écrit : C’est à moi qu’appartient la vengeance, c’est moi qui donnerai à chacun ce qu’il mérite, dit le Seigneur.
Mais si ton ennemi a faim, donne-lui à manger, s’il a soif, donne-lui à boire, car en agissant ainsi, tu amasseras des charbons ardents sur sa tête. Ne te laisse pas vaincre par le mal, mais sois vainqueur du mal par le bien ». Romains 12/17 – 21

Votre croyance vous donne-t-elle un sens et un but dans la vie ?

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Question : Connaissez-vous votre destinée avec certitude ?

Exemple du christianisme :

Le chrétien a une destinée clairement identifiée : vivre éternellement avec Dieu.

Le temps sur terre est transitoire et utile pour vivre la réalité de l’Église et du service chrétien selon l’enseignement de Jésus.

Le but de sa vie est d’être agréable à Dieu par la foi vécue et d’accomplir les œuvres bonnes préparées d’avance pour servir Dieu.

Cela inclus aussi le fait de réussir sa vie dans les domaines de la vie personnelle, familiale, professionnelle, sociale. Être chrétien ne signifie pas se couper du monde ou vivre uniquement dans la sphère spirituelle déconnecté du monde.

Le but ultime est d’être spirituel en toutes choses en vivant pour Dieu qui prend soin de nous tout en étant en relation avec les autres.

“Accorde-toi donc avec Dieu, fais la paix avec lui. Ainsi tu connaîtras de nouveau le bonheur”. Job 22/21

Que vous apporte votre foi ?

Que vous apporte votre foi

Que vous apporte votre foi, croyance, philosophie, système de pensée ? Êtes-vous plus heureux ? Êtes-vous plus épanoui ?

Exemple du christianisme :

La foi chrétienne impacte toutes les sphères de la vie du chrétien.

Elle apporte une assurance spirituelle, le salut en Jésus-Christ qui produit des bienfaits à tous niveaux. En ce sens, l’évangile est “holistique”, car il prend en compte la totalité de ce qui concerne l’être humain.

Réconcilié avec Dieu, le chrétien expérimente l’amour et la paix en communion avec Dieu. Son futur est heureux avec l’espérance de la vie éternelle.

Il peut vivre une vie saine et sainte, guidé par la Parole de Dieu et le Saint-Esprit.

Partager ce bonheur réel en témoignant de sa foi est pour lui une joie véritable.

La joie est une des composantes du fruit de l’Esprit :

“Mais le fruit de l’Esprit c’est l’amour, la joie, la paix, la patience, l’amabilité, la bonté, la fidélité, la douceur, la maîtrise de soi”. Gal 5/22

L’image du chrétien triste, affligé et vivant dans le renoncement permanent est héritée d’une époque où le message biblique était fortement influencé par la pratique d’œuvres permettant d’acquérir son salut.

La grâce de Dieu nous permet de vivre joyeusement, convaincus que notre salut vient de Jésus et non de nous-mêmes.