Introduction

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Précision : les définitions qui suivent sont tirées du « Catéchisme de l’Église Catholique ».

Les sept Sacrements de l’Église Catholique : les sacrements sont des signes visibles du don gratuit de Dieu (la grâce), qui permettent aux hommes de prendre conscience de la présence de Dieu au milieu d’eux. Ce sont des actes d’alliance qui unissent au Christ par l’action de l’Esprit Saint, relient les hommes à Dieu et à leurs frères par le plus intime d’eux-mêmes et incorporent dans l’Église.

Tout sacrement comporte trois dimensions :

  • 
Un signe, ce que l’on voit
  • 
Une parole, ce que l’on entend
  • 
Un symbole, ce que le signe et la parole expriment.

En marquant les moments les plus décisifs de la vie humaine, les sept sacrements manifestent que c’est toute une existence, dans ses différentes étapes, qui est appelée à être vécue avec le Christ.

Célébrations

Compostelle

Dimanche :

Le dimanche, jour de la résurrection du Christ est à la fois le « premier jour de la semaine », mémorial du premier jour de la Création, et le « huitième jour » où le Christ ressuscite… C’est le jour de l’assemblée liturgique par excellence, le jour de la famille chrétienne, le jour de la joie et du repos du travail.

Pèlerinage :

Un pèlerinage est un voyage effectué par un croyant vers un lieu où s’est enracinée la Foi chrétienne… Dans la tradition chrétienne, il a toujours eu le sens d’un ressourcement dans la foi, la vie de l’Église et la vie fraternelle…

Les fêtes catholiques

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Les fêtes rappellent l’essentiel des évènements vécus par Jésus.

Dans l’Église, la liturgie rassemble les Chrétiens en communauté au nom du Seigneur. Cela se voit, car la prière qui les unit ainsi à Dieu est rendue publique. L’année des chrétiens est marquée par un grand nombre de fêtes plus ou moins importantes. Ces fêtes rappellent l’essentiel des évènements vécus par Jésus. Elles manifestent leur foi en lui, Messie et Fils de Dieu.

Sens des fêtes dans l’Église Catholique Romaine

L’Église « déploie tout le mystère du Christ pendant le cycle de l’année, de l’incarnation et de la Nativité jusqu’à l’ascension, jusqu’au jour de la Pentecôte et jusqu’à l’attente de la bienheureuse espérance et de l’avènement du Seigneur ». 
Faisant mémoire des saints, en premier lieu de la sainte Mère de Dieu, puis des apôtres, des martyrs et des autres saints, à des jours fixes dans l’année liturgique, l’Église de la terre manifeste qu’elle est unie à la liturgie céleste. Elle glorifie le Christ d’avoir accompli son salut dans ses membres glorifiés (les saints). Leur exemple la stimule sur son chemin vers le Père.

L’Avent et Noël

Noël est sans doute la plus connue des fêtes chrétiennes, célébrée dans la nuit du 24 au 25 décembre presque partout dans le monde, aussi bien par des croyants que des non croyants.

Épiphanie

Du grec épiphanéia : « apparition » ; de épiphainéin : « paraître ou briller sur »

La Solennité de l’épiphanie célèbre la manifestation de Jésus comme Messie. En Occident, l’épiphanie, fixée au 6 janvier ou au dimanche situé entre le 2 et le 8 janvier, est surtout la fête des Mages ou des « Rois ».

Carême, Pâques, Semaine Sainte


Pâques est le cœur même de la foi chrétienne. C’est pourquoi les chrétiens se préparent à la fête de Pâques depuis le début du Carême, et en particulier tout au long de la Semaine Sainte.

Ascension

C’est l’une des principales fêtes chrétiennes, elle célèbre l’élévation de Jésus Christ au Ciel.

Pentecôte

La fête de la Pentecôte célèbre la venue de l’Esprit Saint sur les apôtres le cinquantième jour après Pâques (en grec, pentêkostê signifie « cinquantième »). Avant l’Ascension, le Christ avait annoncé aux apôtres : « Vous allez recevoir une force, celle du Saint-Esprit qui viendra sur vous. Alors vous serez mes témoins à Jérusalem, dans toute la Judée et la Samarie, et jusqu’aux extrémités de la terre ».

Assomption

La fête de l’Assomption célèbre la mort, la résurrection, l’entrée au ciel et le couronnement de la bienheureuse Vierge Marie.

Toussaint

Comme son nom l’indique, la Toussant est la fête de tous les saints. Chaque 1er novembre, l’Église honore ainsi la foule innombrable de ceux et celles qui ont été de vivants et lumineux témoins du Christ.

L’Annonciation

Message de l’archange Gabriel à Marie pour lui annoncer qu’elle a été choisie par Dieu pour être la mère de son Fils Jésus. Le 25 mars, l’Église célèbre cet évènement qui inaugure l’accomplissement des promesses.

Les sacrements de l’engagement

Mariage

Les sacrements de l’engagement :

L’Ordre et le Mariage consacrent des cheminements de vie baptismale.

L’ordre :

Au sein de l’Église catholique, le service de la communauté est assuré plus particulièrement par les évêques, les prêtres et les diacres, que l’on appelle « ministres ordonnés ».
 Leur mission dans l’Église leur est confiée, au nom de Jésus Christ, par le sacrement de l’ordre, généralement appelé « ordination ». Le sacrement de l’ordre se caractérise par l’imposition des mains et la prière de consécration prévue. Le sacrement est conféré une fois pour toutes.
 Le ministre ordonné manifeste à tous que c’est le Christ qui appelle, rassemble et envoie sur les chemins du monde.

Les évêques :

Le mot « évêque » vient du grec épiscopos, qui désigne la mission de veiller sur la communauté, de la protéger, pour que celle-ci se comporte le plus justement possible en véritable peuple de Dieu. 
Les évêques reçoivent, comme les Apôtres, la plénitude du sacrement de l’Ordre. Ils sont garants de l’annonce de la foi et de l’évangile dans leur diocèse. Ils sont responsables quant à l’administration des sacrements, avec toutes les questions pastorales que cela soulève aujourd’hui. Enfin, les évêques exercent une responsabilité de gouvernement (que l´on appelle aussi « charge pastorale »), au nom du Christ, envers « la portion du peuple de Dieu (diocèse) qui lui est confiée ».

Les prêtres
 :

Les prêtres sont ordonnés par l´évêque de leur diocèse.
 Ils sont co-responsables de l’Église locale : le prêtre est défini comme coopérateur, collaborateur de l’évêque. Il est « envoyé » (un don fait) à une communauté, il n´en est pas le délégué.
 Ses missions peuvent s’exercer dans des cadres très divers. Mais, quelque soit la charge que le prêtre a reçu (une ou plusieurs paroisses, une aumônerie …), sa présence consiste toujours à éveiller chacun au Christ, à sa parole libératrice.

Les diacres :

Par leur ordination, les diacres signifient et rappellent à tout le peuple de Dieu, que l’Église ne doit cesser de manifester la charité du Christ pour tout homme. En particulier les plus pauvres, ceux qui sont à la marge.
 Ils sont au sein de l’Église, et pour le monde, le signe du Christ serviteur « lui qui s’est anéanti en prenant la condition de serviteur et devenant semblable aux hommes » (Ph 2,7). Le geste du lavement des pieds (Jn 13) est le signe par excellence du Dieu qui vient à la rencontre de l’homme par un chemin bouleversant, celui du service.

Le mariage :

Le mariage est l’alliance entre un homme et une femme unis par un même amour. Dans cette alliance se révèle le plus pleinement l’histoire des alliances entre Dieu et l’humanité, scellées dans l’amour du Christ qui a donné sa vie pour nous.

Le sacrement de mariage sanctifie l’union d’un homme et d’une femme et situe l’amour des époux au cœur de l´amour de Dieu pour l´humanité. 
C’est un engagement pris devant Dieu.

La dignité de cet engagement s’articule sur les quatre piliers que scelle l’échange des consentements :

La liberté, la fidélité, l’indissolubilité et la fécondité.

Chacun des fiancés doit être pleinement libre au moment de son engagement. Les conjoints se promettent fidélité, et cette promesse est source de confiance réciproque. 
 »Les diverses liturgies sont riches en prières de bénédiction et d’épiclèse (c’est tout acte liturgique qui exige la primauté de l’agir divin de l’Esprit, tel qu’il est exercé par le ministère ordonné) demandant à Dieu sa grâce et la bénédiction sur le nouveau couple, spécialement sur l’épouse. Dans l’épiclèse de ce sacrement les époux reçoivent l’Esprit Saint comme Communion d’amour du Christ et de l’Église (Lettre de Saint Paul aux Éphésiens 5, 32). C’est Lui le sceau de leur alliance, la source toujours offerte de leur amour, la force où se renouvellera leur fidélité.

Paroles du sacrement : « Je te reçois comme époux(se) et je me donne à toi ».
Symbole du sacrement : l’engagement et la vie conjugale du couple qui fait référence à l’union du Christ et de l´Église.

Pour le catholicisme, les sacrements sont une force qui permet d’aimer et de « porter du fruit » dans tous nos lieux de vie. Ils communiquent la vie divine, réalisant notre vocation de fils du Père, frères en Jésus Christ, animés du souffle du même Esprit !

Les sacrements de guérison

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Les sacrements de guérison :

Réconciliation et Onction des malades ouvrent un chemin d’espérance.

La Réconciliation

C’est l’acte gratuit par lequel Dieu pardonne au pécheur repentant et le réintroduit dans sa paix, grâce au Christ mort et ressuscité, en qui tous les péchés sont pardonnés. Depuis de nombreuses années, on parle plutôt du « sacrement de réconciliation » à propos de la confession. Ce sacrement est le signe de l’amour infini de Dieu. Le pardon de Dieu est toujours possible, si nous faisons une démarche vraiment sincère. En se reconnaissant pécheur, nous croyons que l’Amour infini de Dieu est toujours le plus fort. Le dialogue avec un prêtre est le signe efficace de la réconciliation avec Dieu et avec nos frères.

Le pardon de Dieu est exprimé par les paroles du prêtre : « Que Dieu notre Père vous montre sa miséricorde ; 
par la mort et la résurrection de son Fils il a réconcilié le monde avec lui et il a envoyé l’Esprit-Saint pour la rémission des péchés : par le ministère de l’Église qu’il vous donne le pardon et la paix. »

L’onction des malades

Appelé autrefois l’extrême-onction, (comprise comme sacrement des mourants), l’onction des malades est, depuis Vatican II, comprise comme étant un sacrement de vie. C’est le sacrement de la présence du Seigneur à nos côtés dans les moments d’épreuve que sont la maladie ou la vieillesse.

La célébration de ce sacrement consiste en l’onction d’huile bénite sur le front et en l’imposition des mains. Consacrée par l’évêque lors de la messe chrismale annuelle, l’huile dite des malades apporte force et douceur. Elle pénètre la peau, répand sa bonne odeur, fortifie le corps.

Voici les mots qui accompagnent l’onction avec l’huile sainte sur le front et dans les mains des malades :
 « Par cette onction sainte, que le Seigneur en sa grande bonté vous réconforte par la grâce de l’Esprit Saint. Ainsi, vous ayant libéré de tous péchés, qu’il vous sauve et vous relève. »

Les trois sacrements

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Les trois sacrements de l’initiation chrétienne :
 Baptême, Eucharistie et Confirmation.

Ils sont les trois étapes qui permettent d’entrer dans le mystère du Christ mort et ressuscité et de grandir dans la foi.

Baptême :

Le Christ a proposé le baptême à tous pour que tous aient la Vie en Dieu. Il l’a confié à son Église, en même temps que l’évangile, lorsqu’il a dit à ses apôtres :

« Allez de toutes les nations faites des disciples, baptisez-les au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit ». Jean 3/5

Baptême vient d’un verbe grec qui signifie « plonger, immerger ».
 Être baptisé, c’est être plongé dans la mort et la résurrection du Christ. C’est un rite de passage : avec le Christ nous traversons la mort et nous participons à sa vie de ressuscité. Configuré au Christ, nous devenons fils d’un même Père et frères de Jésus-Christ, par l’Esprit Saint.

Le baptême est le sacrement de la naissance à la vie chrétienne : marqué du signe de la croix, plongé dans l’eau, le nouveau baptisé renaît à une vie nouvelle. L’onction avec le Saint Chrême lui donne son nom de chrétien et dit sa mission. Devenu chrétien, le nouveau baptisé peut vivre selon l’Esprit de Dieu. 
La célébration du baptême a son point culminant dans le bain d’eau accompagné de cette parole : « Je te baptise au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit. »
 Baptisé dans la foi de l’Église au Christ mort et ressuscité, la profession de foi est intimement liée au rite de l’eau.
 Le cheminement proposé pour s’y préparer s’adapte à l´âge et à la maturité de la personne.

Eucharistie :

L’eucharistie est le troisième sacrement de l’Initiation Chrétienne. À plusieurs reprises, dans une démarche mystagogique*, Saint Augustin rappelle aux néophytes ce qu’ils ont vécu depuis le début de leur itinéraire :

…Engrangés lors de leur entrée en catéchuménat, moulus au long de celui-ci par les efforts de conversion qui leur étaient demandés et qui se rendaient visibles dans « les jeûnes et les exorcismes », imbibés d’eau à la fontaine baptismale pour devenir une pâte, passés à la « cuisson du feu du St Esprit », et ainsi « devenus le pain du Seigneur », ils ont à « devenir ce qu’ils ont reçu : le corps du Christ. » (Sermons n° 229, 272,…)


Le mot « Eucharistie » signifie « action de grâces ». C’est le peuple qui rend grâce au Père, par son Fils, dans l’Esprit pour le don qu’il nous fait de sa Vie.
 « L’eucharistie est la source et le sommet de toute la vie chrétienne » (Vatican II Constitution sur l’Église n° 11). 
C’est par l’eucharistie que nous est donnée la Vie de Dieu, le Pain de la route. Recevoir le Pain de Dieu nous invite à partager notre pain avec nos frères en humanité.
 L’eucharistie structure la vie chrétienne, elle la ponctue, elle est la respiration dans la vie spirituelle. C’est une actualisation de la Pâque et non pas sa répétition ou son simple souvenir. L’eucharistie, ou la messe, est un rappel de la dernière Cène, de la mort et de la résurrection de Jésus Christ.

*La mystagogie (étymologiquement, du grec : initiation au ou aux mystères) désigne le temps qui suit le catéchuménat correspondant à l’initiation aux mystères de la foi, notamment la participation à l’eucharistie. Le mystagogue, c’est-à-dire le catéchiste qui enseigne au néophyte, a donc la mission de conduire celui qu’il accompagne au cœur du mystère chrétien.

Confirmation :

Avec le Baptême et l’eucharistie, le sacrement de la Confirmation constitue l’ensemble des « sacrements de l’initiation chrétienne ». Ils conduisent à leur pleine stature les fidèles appelés à exercer leur mission dans l’Église et dans le monde : annoncer Jésus Christ, célébrer la gloire de Dieu et servir l’homme et le monde.

« Par le sacrement de Confirmation, le lien des baptisés avec l’Église est rendu plus parfait, ils sont marqués du sceau de l’Esprit Saint, enrichis d’une force spéciale de l’Esprit Saint » (Lumen Gentium 11).

Force qui fut jadis accordée aux Apôtres au jour de la Pentecôte pour répandre la Bonne Nouvelle de Jésus Christ, par la parole et en action.

« Celui qui nous affermit avec vous dans le Christ et qui nous as donné l’onction, c’est Dieu Lui qui nous as marqués de son sceau et a mis dans nos cœur les arrhes de l’Esprit » (2 Corinthiens 1/21-22)
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C’est avec une huile parfumée, le Saint Chrême, que l’évêque marque le front de chaque confirmand. Comme cette huile répand une bonne odeur, chacun est appelé, par l’élan et la joie de sa vie, à répandre la bonne odeur du Christ, à être un témoin authentique du Ressuscité, afin que le corps du Christ s’édifie dans la foi au Dieu, Père, Fils et Esprit, et l’amour des hommes et du monde.

Comme le Baptême dont elle est l’achèvement, la Confirmation est donnée une seule fois. 
La préparation à la Confirmation doit viser à conduire le chrétien vers une union plus intime au Christ, vers une familiarité plus vive avec l’Esprit Saint, son action, ses dons et ses appels, afin de pouvoir mieux assumer les responsabilités de la vie chrétienne.

Signes du sacrement : l’imposition des mains, l’onction avec le Saint-Chrême (huile d’onction) et le geste de paix.
Paroles du sacrement : « Sois marqué de l’Esprit Saint, le don de Dieu »