Histoire

Les premiers chrétiens :

Après la disparition de Jésus, son enseignement se répand, grâce à l’action de ses disciples, au sein de communautés juives de la Palestine. Un des disciples du nom de Paul démontre que la nouvelle religion s’adresse aux non juifs, elle est donc universelle d’où le nom de catholique en grec.

Les premiers chrétiens tentent de s’organiser. L’église est le rassemblement ou l’assemblée des chrétiens qui se réunissent dans les maisons. 
On entre dans la religion chrétienne par le baptême : lors de cette cérémonie, les baptisés sont plongés entièrement dans l’eau, symboliquement lavés du péché.
La religion chrétienne se développe et rassemble une assemblée de croyants qui considèrent les non-croyants comme des païens. Ces mêmes païens voient d’un très mauvais œil ce mouvement qui grandit.

Un empire hostile au christianisme

L’Empire considère que le christianisme est une opposition au pouvoir romain. En effet, les chrétiens ne vouent un culte qu’à un seul Dieu, ils refusent les dieux romains et n’ont aucune révérence pour l’empereur. Car l’empereur devait faire objet d’un culte. De plus, les chrétiens refusent de se faire enrôler dans l’armée romaine.
Cette religion monothéiste (qui ne croit qu’en un seul Dieu), est pour l’Empire, hostile. Par conséquent, les chrétiens sont arrêtés, jugés et tués. Ces chrétiens qui refusent d’abjurer leur religion, donc la renier meurent très souvent lors de jeux en amphithéâtre contre des lions. On les appelle martyrs, du grec marturios, témoins.
Mais le courage des martyrs persécutés impressionnent ceux qui les voient mourir. Peu à peu le regard sur les chrétiens évoluent vers l’admiration et la fascination.

Le triomphe du christianisme et la christianisation de l’Empire

Entre 312 et 324 de notre ère, l’empereur Constantin se convertit au christianisme et devient chrétien.
Constantin accorde par l’édit de Milan en 313 aux chrétiens la liberté de pratiquer leur culte.
Dès 325, à Nicée les théologiens réunis en concile (réunion d’évêques et de théologiens) définissent la doctrine de la Trinité fondamentale pour les chrétiens : c’est le mystère d’un Dieu qui est à la fois unique et trois personnes distinctes : Père, Fils et Esprit.
Les chrétiens peuvent désormais bâtir sans crainte des basiliques. Les basiliques sont les premiers noms des églises chrétiennes construites à partir du III ème siècle sur le plan des basiliques romaines, bâtiments publics servant de tribunaux.
Le culte des chrétiens est célébré au sein de ces basiliques et en 392, l’empereur Théodose fait du christianisme la religion officielle du monde romain.
Si au départ la religion chrétienne a été vue comme subversive, la force de conviction des martyrs a impressionné le public romain qui a influencé l’avis des empereurs. La religion chrétienne est la seule religion autorisée à partir de Théodose : c’est bien le triomphe du monothéisme.

L’Église Catholique Romaine fait remonter ses origines à l’époque des apôtres.

Elle représente cette institution majoritaire de la chrétienne telle qu’elle s’est élaborée lentement, au cours des siècles, et dont se sont détachées au XI° siècle les Églises orientales dites orthodoxes, et au XVI° siècle les Églises protestantes. Au cours des premiers siècles de son existence, elle s’est donné le qualificatif de « catholique », d’un mot grec qui signifie « répandu sur toute la terre », donc universelle, pour se différencier des sectes avec leurs doctrines pernicieuses (gnose, montanisme, donatisme, etc.).
L’Église Catholique Romaine est riche d’une histoire couvrant près de deux millénaires.
 Aujourd’hui encore, son influence reste considérable malgré une baisse notable en occident et en Europe en particulier. Elle reste très présente et puissante sur d’autres continents, Amérique du sud et centrale, en Afrique et en Asie. La nomination d’un pape Argentin confirme cette tendance de la perte d’influence du catholicisme en Europe.

Il importe aujourd’hui de distinguer l’histoire passée de l’Église Catholique Romaine et son présent. Beaucoup de croyants catholiques ignorent l’histoire de leur église.