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Les dogmes

Dogmes chrétiens issus des textes saints mais aussi de la tradition et des décisions du Magistère.

Spécificités de l’Église Catholique Romaine

Pour tous les chrétiens, la révélation est complètement et définitivement donnée en Jésus Christ. Cependant, c’est le rôle de l’Église Catholique Romaine de transmettre cette révélation et d’en approfondir la compréhension au cours des âges, avec l’assistance de l’Esprit-Saint. C’est l’ensemble de cette transmission-approfondissement du message évangélique qui constitue la Tradition, fondée sur la succession apostolique.

Ainsi, les catholiques Romains par exemple considèrent les dogmes comme des expressions de la foi déjà implicitement incluses dans la révélation divine, et qui sont simplement explicités par l’Église.

Dogmes catholiques

Il est impossible de parler de dogmes œcuméniques même si l’expression est tentante. Certains dogmes initiaux sont partagés par de nombreuses Églises chrétiennes. Le nombre des conciles dits œcuméniques varie selon les diverses églises :

  • Les Églises orthodoxes en comptent sept.
  • Les églises protestantes réformées reconnaissent pleinement l’autorité de quatre premiers conciles.
  • Certaines Églises d’Orient comme l’arménienne ne reconnaissent pas le concile de Chalcédoine.
  • L’Église catholique romaine compte pour sa part vingt et un conciles.

Par ailleurs, malgré la définition originale de la dogmatique, les dogmes ne sont plus reçus uniformément de la même manière qu’autrefois, au sein même d’une même confession.
Régulièrement, la promulgation de dogmes fut suivie de schismes, privant le dogme de ce caractère de catholicité qui, en grec, signifie universel.

Dogmes des sept premiers conciles

325 : Premier concile de Nicée :

Fils « vrai Dieu de vrai Dieu, engendré et non créé, consubstantiel au Père » (empereur Constantin Ier, Ossius de Cordoue contre Eusèbe de Césarée et Arius).

381 : Premier concile de Constantinople :

« Saint-Esprit consubstantiel au Père » – Credo de Nicée-Constantinople (empereur Théodose Ier, Grégoire de Nazianze contre Démophile).
Les conclusions de ce concile provoquent la scission avec les Églises des deux conciles


431 : Concile d’Éphèse :

Marie, Mère de Dieu (Cyrille d’Alexandrie contre Nestorius).
 Les conclusions de ce concile provoquent la scission avec les Églises des trois conciles


449 Deuxième concile d’Éphèse :

Un concile oriental qui décide le monoénergisme. Ce concile n’est reconnu que par les Églises des sept conciles

451 : Concile de Chalcédoine :

« La double nature de Jésus » c’est-à-dire deux natures en une personne (pape Léon – empereur Marcien contre Eutychès – Dioscore d’Alexandrie)

553 : deuxième concile de Constantinople

680 : troisième concile de Constantinople

786 : Concile de Nicée II :

Légitimité du culte des icônes (Théodore Studite, patriarche Nicéphore)


À partir de 1054, la rupture est progressivement consommée entre catholiques (latins) et orthodoxes (grecs), qui nécessite deux conciles distincts et parallèles. Les anathèmes mutuels provoquent la scission avec les Églises des sept conciles (l’un d’eux n’étant reconnu que par les christianismes orientaux).

Dogmes proprement romains :

1545-1563 : Concile de Trente :

Transsubstantiation ; fixation du canon biblique catholique, la théorie des deux sources de la Révélation, incluant la Tradition interprétative magistérielle, canonisation de la Vulgate.


1854 : Immaculée Conception de Marie :

Dogme établi par une bulle pontificale « Ineffabilis Deus » de Pie IX. Il signifie que Marie, mère de Jésus de Nazareth, fut conçue sans le péché originel.

1870 : Concile Vatican I :

Infaillibilité pontificale ; le concile est interrompu par la guerre de 1870. Création de l’Église gallicane, tradition apostolique de Gazinet.

1950 : Assomption de Marie :

Dogme établi par la constitution apostolique « Munificentissimus Deus » de Pie XII. Il signifie que Marie, mère de Jésus de Nazareth, est montée au ciel avec son corps, suivant en cela l’apocryphe « La Mort de Marie ». Un des rares dogmes qui n’a aucune base scripturaire bien que partagé (sous le nom de Dormition) par les églises orthodoxes.

Les dogmes sont définis dans les textes du Magistère, consultables dans la Bibliothèque catholique en ligne (12000 pages). Le seul texte qui fait foi dans le catholicisme, est cependant « l’Enchyridion » qui rassemble les textes originaux tels que produits par les conciles. Il va de soi que le Magistère de l’église catholique romaine ne s’applique qu’aux catholiques romains. Les autres églises chrétiennes en sont exemptes.

Sources : vaticane